Réflexes archaïques à Caen

Hyperactivité, troubles de l’apprentissage, troubles dys, retard de développement, peurs, timidité

 

Découvrez ce que sont les réflexes archaïques et leur importance pour le développement

Les réflexes archaïques sont des réactions spontanées, c’est-à-dire non conditionnées, du nouveau-né en réaction à des stimuli sensoriels spécifiques (tactiles, visuels, vestibulaires, posturaux). Pour la plupart, ces réflexes primordiaux sont déjà présents à la naissance car ils émergent in-utéro. Ils vont ensuite s’exercer durant quelques semaines ou quelques mois pour certains puis s’inhiber. Nous disons qu’ils s’intègrent dans l’ensemble de la coordination motrice du corps et ne sont alors plus observables, ils se mettent en sourdine pour laisser la place à un second groupe de réflexes appelés réflexes de vie ou réflexes posturaux qui sont des combinaisons de réflexes archaïques. Les réflexes archaïques vont également laisser la place aux mouvements volontaires, intentionnels.

A la naissance, le bébé est doté d’environ 70 réflexes, répertoriés depuis de nombreuses décennies en pédiatrie. Certains de ces réflexes sont observés dans les jours qui suivent la naissance par les professionnels de santé et leur présence est le signe d’un développement moteur harmonieux.

Grâce à la répétition de mouvements réflexes du corps, les fibres nerveuses vont pouvoir se développer et former un réseau de communication entre toutes les parties du système nerveux. Cette intégration des réflexes archaïques dans le schème moteur va permettre à l’enfant d’accéder à son plein potentiel.

Les mouvements primordiaux forment à n’en pas douter le facteur le plus essentiel dans la mise en place de nos comportements, de nos réactions et attitudes, de notre réussite scolaire ainsi que notre vie physique, émotionnelle et cognitive.

Les conséquences des réflexes archaïques non intégrés : Impact sur la santé et l’apprentissage

Si les réflexes archaïques restent actifs au-delà de six à douze mois de vie, ils sont dits dysfonctionnels et témoignent d’une immaturité du système nerveux central (SNC). Ces réflexes actifs peuvent empêcher le développement des réflexes posturaux qui doivent se mettre en place par la suite et peuvent entraîner des comportements immatures.

Selon le degré d’activité réflexe persistante, cette mauvaise organisation des fibres nerveuses peut affecter un ou tous les domaines de fonctionnement : non seulement la coordination musculaire globale et fine, mais aussi la perception sensorielle, la cognition et les moyens d’expression. Les bases essentielles pour l’apprentissage seront défectueuses ou inefficaces malgré une capacité intellectuelle adéquate. Les compétences ultérieures restent attachées à un stade de développement plus précoce et elles sont maîtrisées au prix d’un effort conscient continu, au lieu de devenir automatiques.

Des réflexes persistants peuvent nous donner des indices sur ce qui entravera les aptitudes ultérieures. La détection des réflexes archaïques peut aider à isoler les causes du problème d’un enfant afin de mieux cibler la mise en place d’un programme de remédiation. Si l’état des réflexes est légèrement anormal, une séance sera généralement suffisante pour remédier au problème. Les enfants qui vont présenter un degré plus élevé d’anomalie des réflexes peuvent bénéficier d’entraînements moteurs conçus pour améliorer l’équilibre et la coordination. Si tout un ensemble de réflexes résiduel est présent, alors nous sommes en présence d’une immaturité neuromotrice entraînant un retard dans le neurodéveloppement. Dans ce cas l’enfant ne pourra progresser qu’après avoir suivi un programme individualisé de stimulation/inhibition des réflexes non intégrés.

Comment fonctionne l’Intégration Motrice Primordiale (IMP) : Une approche holistique

L’approche en IMP (Intégration motrice primordiale) permet d’identifier et d’intégrer des réflexes et réactions non-intégrés à l’aide de mouvements ou de procédures d’équilibrage simples à pratiquer. On peut donner comme exemple le test de parachute ou soutien des mains, où l’on va demander à la personne de se laisser tomber vers le mur et étudier sa façon de se protéger en activant ses bras ou non.

Même si les réflexes ont un rôle crucial car ils jouent un rôle protecteur et nourricier dès la naissance et nous aident à survivre dans les situations de stress, la non-intégration d’un réflexe va créer un « parasitage » dans notre corps en se sous, ou sur activant et risque de se manifester particulièrement quand nous sommes sous stress ou en situation d’apprentissage. Un réflexe non-intégré va donc « surcharger » notre organisme (système nerveux) et en réduire de ce fait la disponibilité, l’apprentissage s’en trouve alors compromis.

Des réflexes non intégrés sont souvent la cause de bien des étiquettes apposées sur des enfants qui n’ont pourtant aucune maîtrise sur ces comportements. Critiques et récriminations de la part des éducateurs (parents, enseignants …) n’auront d’autres effets que de rajouter du stress, de la frustration et un manque de confiance en soi à l’enfant ou à l’adolescent victime de son propre comportement.

En IMP nous travaillons toujours à partir de la mise en place d’objectifs déterminés avec la personne qui vient nous voir. Une fois l’objectif établi nous évaluons si les réflexes archaïques sont hyperactifs, nous surprotégeant, ou hypo actifs, ne nous protégeant pas assez, c’est-à-dire que nous cherchons à observer si les réflexes sont intégrés vis-à-vis de notre objectif.

Déroulement d’une séance d’intégration des réflexes

Lorsque l’objectif de la séance est clairement déterminé, le praticien demande à l’enfant ou à l’adulte d’exécuter un certain nombre de mouvements qui vont permettre d’identifier les réflexes non intégrés. Cette méthode est particulièrement intéressante pour les enfants (ou adultes) qui ne sont pas dans la parole et qui ont du mal à exprimer ce qu’ils ressentent puisque c’est au travers de ces mouvements que le corps parle pour eux en montrant « là où il n’y arrive pas ».

Après ce bilan réflexe, le praticien explique les incidences des réflexes non intégrés dans les trois sphères : émotionnelle, cognitive, posturale. Le travail de remodelage s’effectue au travers de mouvements spécifiques. Il vise à favoriser l’intégration du réflexe travaillé en séance. Enfin, le praticien donnera des mouvements à faire jusqu’à la prochaine séance (programme moteur personnalisé) afin de renforcer le travail déjà effectué en cabinet. Pour ces exercices, nous pratiquons des mouvements issus du bain-gym, des jeux avec des sacs de grains, des mouvements rythmés, des auto-renforcements, des automassages…

Pour qui ? Identifier les comportements liés aux réflexes non intégrés

Quelques exemples de comportements pouvant relever de réflexes non intégrés

  • L’agité : étiqueté d’hyperactif, il ne tient pas en place et prend des poses pour compenser son envie de bouger tout le temps
  • Le briseur de mines de crayon : Il peut transpercer la feuille tellement il appuie fort sur son stylo
  • L’oublieux : Il oublie ses leçons , l’orthographe d’un mot ou ses tables de multiplication
  • Le mélangeur : Il a du mal à s’organiser et inverse les lettres b/d/p/q, confond sac et cas, il ne connaît pas sa droite et sa gauche et se perd tout le temps
  • Le maladroit : il fait tomber des objets, trébuche, se fait des croches-pieds à lui-même
  • Le rêveur : Il regarde tout autour de lui mais pas la tâche à accomplir
  • L’explosif : Il fonce , manque de contrôle, se met en colère très facilement
  • L’inquiet : il a peur de l’échec, de se tromper, il ne répond pas aux questions de peur de se tromper même s’il connaît la réponse. Il peut même aller jusqu’au refus de faire par peur de l’échec.
  • Le bagarreur : Un inquiet qui cherche à tout contrôler et qui en devient brutal

Ceci est un échantillon de comportements que nous voyons en cabinet mais la liste n’est pas exhaustive et ne concerne ici que les enfants. D’autres comportements concernant les adultes peuvent y être ajoutés comme la dépression, le manque de confiance en soi, les trouble du sommeil, les troubles de mémoire, les troubles de la coordination, les vertiges …

Sources : Paul Landon (IMP), Sally Goddard Blythe (Le grand livre des réflexes)

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